lundi 11 juillet 2011

Santa Fe et route 66 (jour 26)


C'était une excellente journée de vacances
. A priori, elle avait tout pour déplaire ; pas de parc national en vue, première journée de voyage de retour...

Et pourtant, des tas de petits événements l'ont rendue mémorable. Tout d'abord, la visite du centre-ville de Santa Fe, aux maisons d'adobe, à la cathédrale Saint-François d'Assise, son bel hôtel Loretto à quelques pas d'une chapelle Notre-Dame de Lorette, sa place centrale verdoyante, le tout sous un soleil chaud mais bienfaisant.










Seconde joie du jour, au détour d'une rue, j'obtiens enfin la réponse à la question que pose le bon ami depuis neuf mois. La rue a accouché de la vérité.

Oui, les poubelles américaines s'inspirent de Star wars


Puis c'est le départ sur la route. Et là, me reprend une envie lancinante depuis deux jours, l'envie de la route 66. L'année dernière, durant notre voyage en Californie, nous avions croisé le chemin de la dernière borne de la mythique route, à Santa Monica. Madame avait pris la photo sans que j'exprimasse le moindre tressautement de paupière.


Et là, je ne sais pas, depuis deux jours que nous longeons plus ou moins la mère des routes américaines... L'émotion. Une drôle d'envie de voir des bouts de cet asphalte qui n'existe plus que par tronçons. Alors, on y va, 20 miles par ci, 2 miles par là...



La route, elle est normale, une deux-voies qui longe l'autoroute...


Après ces restes, soit elle rejoint l'autoroute, soit elle devient chemin de gravats...


... Le plus émouvant, ce sont, dans des villages-rue qui vivaient par cette clientèle nomade, les vestiges des stations-services qui, de 1929 à 1984, ont servi essence, boissons fraîches et nourriture aux voyageurs... Des garages qui ont réparé carosseries et moteurs, des motels et cafés qui ont accueilli, nourri et désaltéré ces clients venus de loin...








J'en étais encore, en roulant, à me demander ce qui me touchait tant dans cette nostalgie entretenue d'un passé américain (les ruines ? la route ? notre voyage au long cours qui allait s'achever ?) que madame s'exclame : "les voilà !".

Elles, ce sont les voitures à demi enterrées dans le sol dans un champ à côté de l'autorute menant à Amarillo, notre ville-étape de ce soir. Les dix Cadillac formant la sculpture "Cadillac ranch", plantées en 1974 selon le même angle que la pyramide de Gizeh.



Finalement, le voilà, le final idéal de mes rêveries de route 66... Un pied de nez plein d'humour à cette société de consommation centrée sur la voiture. Gentillement provocateur et finement tourné comme un miroir vers l'égo de chacun.





Et la liste des "voitures bien aimées".
- Les deux Ford Escort de la fin de l'adolescence.
- La première titine américaine (Plymouth).
- La seconde titine américaine (Honda Odyssey).

(Maintenant, à vous de jouer)

3 commentaires:

nathinphoenix a dit…

En lisant ton billet j'ai la chanson "sur la route de Memphis" d'Eddy Mitchell en tete...
Joli texte pour Monsieur, et jolies photos pour Madame.
Bises de Nath

Yibus a dit…

> Nath ; oui, oui, on y va après-demain à Memphis... Danke pour les congratulations. Reprenez bien la vie.

la femme des steppes a dit…

Chez moi aussi, la route 66 provoque un drôle de sentiment de nostalgie, presque de perte. Rock et Harley et toutes les images qui vont avec. J'ai presque envie de dire "quel gâchis !". J'ai trouvé que "Cars" avait su retranscrire exactement ce que je ressentais.
Joli blog, jolies photos ; merci pour la balade !