mardi 4 janvier 2011

Robe de princesse magique


Le bon ami est une source inépuisable d'inspiration. Outre qu'il m'entraîne pour un putatif marathon (dès que la maudite sciatique sera passée), il est le père de deux adorables têtes blondes (au sens propre du terme). Lesquelles me plongent, plus souvent qu'à leur tour, dans des pensées abyssales.

Tout à l'heure, j'ai déboulé chez lui, manquant bousculer sa mère qui allait prendre son avion, pour lui poser la question qui me taraudait depuis plusieurs heures : "Crois-tu en Dieu ?"

"Tu sais où nous avons passé le week-end ?" m'interrompa-t-il. Il m'énerve souvent à répondre à une question par une autre. Mais comme il ne reste plus que lui dans notre entourage (les deux autres amis que j'avais à DC viennent de déguépir en France), j'ai préféré lui sourire.

"Dans le méga-centre commercial à côté de DC. On est allés rapporter la robe de princesse qu'avait reçu la petite (4 ans) à Noël, poursuivit-il sans attendre ma réponse. C'était la robe de The princesse and the frog et figure-toi qu'elle a refusé de la mettre car elle a eu peur d'être transformée en grenouille".

Je ne sais pourquoi mais j'y ai vu comme une preuve de l'existence, si ce n'est de Dieu, en tout cas du spirituel chez les enfants.

" Et la grande (7 ans) s'est bien gardé de faire tomber sa dent de devant pendant les vacances car elle voulait la perdre à l'école", poursuivit-il. Je le regardais, pantois. "Ben oui, comme ça, elle a reçu une petite boîte pour la mettre sous l'oreiller". Pour la petite souris, bien sûr.

Et dire que je me suis escrimé durant la moitié de la nuit à faire promettre au petit garçon de ne pas révéler à ses copains de classe sa grande découverte des vacances. Ses parents lui ont offert des cadeaux à Noël.


Et la liste des "citations qui m'inspirent en ce moment"
- "Tout est permis mais tout n'édifie pas" (Saint-Paul dans une lettre aux Corinthiens).
- “Les Etats-Unis n'ont que trois villes : New York, San Francisco, et New Orleans. Tout le reste n'est que Cleveland” (Tennessee Williams).

(Maintenant, à vous de jouer)

7 commentaires:

ariana lamento a dit…

Faut-il qu'Amaryllis périsse?

de: opéra-baroque-français-me-souviens-plus-duquel

Yibus a dit…

@ Ariana :

Faut-il qu'Amarillis périsse ?
Diane, apaise ton courroux ;
Par un horrible sacrifice
Peux-tu briser des noeuds si doux ?

Un certain Jean-Philippe Rameau ("air plaintif").

(Merci Internet, quand même).

ariana lamento a dit…

ah OUAIS!!!!!!!!! Je savais que c'était Rameau, note bien, mais tu dis pas quel opéra. J'adore cette phrase, c'est celle que j'écris dans toutes les bonnes papeteries pour essayer un stylo. C'est mieux quand c'est chanté, remarque. Tiens, je vais la mettre de ce pas en sugg musicale sur mon blog...

nathinphoenix a dit…

Bon les deux super cultures la ca va bien !!!!!!!!!!! Vous voulez qu;on mette quoi apres ?

En meme temps mes amaryllis a moi ont bel et bien peri dans le jardin avec le gel... Ok je sors. Bisous tout de meme !

lapuce a dit…

Je cherche une citation "du moment", z'en trouve pas,sauf ce que j'ai entendu à propos de ce que l'on dit aux apprentis comédiens ("Même mourant, tu y vas") .... bon ... ça me plaît qu'à moitié, c't'affaire!

Je préfère les tiennes
;)

helen. a dit…

Bah à défaut de me creuser la tête , voilà celle de mon septans et demi (chu ' pas une helicopter mum, mais gaga forcément oui)
"Maman, Les hommes de toutes façons n'écoutent rien: ils ne font que ce qu'ils veulent" (la prochaine fois, j'évite de critiquer son père devant lui mea culpa)

Yibus a dit…

@ Ariana : je pensais à toit tout à l'heure dans la voiture en écoutant les petits motets de Lully.

@ Nath : ah mais c'est beau les fleurs, ça décore quand on n'a rien d'autre à faire.

@ La puce : citation qui pourrait s'appliquer aux profs expatriés.

@ Helen : déclaration de guerre des sexes à la maison en vue ?