vendredi 5 février 2010

La diplomatie du panda


Vous connaissiez ?
Moi pas. J'ai découvert la pratique hier, en ouvrant mon quotidien préféré. A la Une, une tête de panda et des larmes. Celles des aficionados qui ont le coeur brisé de laisser partir Tai Shan en Chine, leur petit protégé né au zoo de DC.

Retour dans les années 70. Il reste très peu de pandas dans les montagnes chinoises. Les autorités décident d'en louer quelques exemplaires aux pays occidentaux (Etats-Unis surtout) histoire de faire d'une pousse de bambou deux coups : montrer leur ouverture au monde extérieur (à travers la location de pandas donc et aussi de matchs de ping-pong entre Mao et Forrest Gump) et faire rentrer quelques dollars dans les caisses.

C'est dans ce cadre que les deux parents de notre protégé arrivent au zoo de Washington DC en 2000. Montant du prêt des stars : 10 millions de dollars sur 10 ans. Comme l'objectif, côté chinois, est aussi d'aggrandir le cheptel de pandas, tous les bébés conçus devront revenir en Chine. Pour mettre leur virilité au service du pays.

Et voilà l'histoire. Tai Shian, petit ourson de DC, né en 2005 et élevé au rang officieux de citoyen d'honneur de la cité, s'est envolé hier pour les montagnes du centre de la Chine.

Si là-bas, les villageois proches de la "ferme des pandas", accueillent l'arrivée d'un léger haussement de sourcils, Washington joue "bonjour tristesse" à guichets fermés. Pour Frances Nguyen, le panda représentait plus qu'un animal fétiche : un totem.

Après l'avoir découvert tout bébé, elle est venue le voir chaque jour. Sans oublier d'immortaliser ses moindres gestes. Les bons jours, elle prenait 1500 photos. Jamais moins de 200.
"Il a un bon karma", dit-elle. C'est devant l'enclos du panda qu'elle a rencontré son futur mari. Elle a appris la semaine dernière, comme elle faisait ses adieux à Tai Shian, qu'elle était enceinte.

"Les Américains sont trop dans l'émotion avec Tai Shan", estiment les autorités chinoises qui assurent qu'elles traiteront le panda comme ses 1600 congénères. Ni plus, ni moins. Au vu des rapports qu'entretenait la vedette avec un de ses soigneurs, il y a du boulot.


Et la liste des "pandas n'importe quoi"
- Le panda-long (une paire, c'est bien)
- Le pandana (l'ours mal coiffé)
- Le pandanika (premier panda exporté en Afrique)

(Maintenant, à vous de jouer)

5 commentaires:

nathinphoenix a dit…

Si DC veut me donner 10 millions de $ je leur vends mon panda domestique, mon chat ! j'te file une comm... vendredi, fatiguee, pas d'idees. Passe mon tour. Bon week-end !

Sebastien a dit…

a la clint
pandantagueule

ariana lamento a dit…

le pandarlogue, croisement entre un Panda et un singe...

Yibus a dit…

Nath : ah, ça pour être super, il a carburé à la neige, ce we (réponse faite le dimanche soir...).

Séb : excellent, tu tires le jeu de mot plus vite que ton omre; l'ami desperado....

Ariana : et ça existe en version Playmobil, cette bestiole ?

Montana a dit…

Panda que je dormais
Panda que je rêvais
Les aiguilles ont tourné
Il est trop tard
(Moustaki)

Bref, j'arrive après la tempête de neige et je n'ai pas encore chaussé mes skis, alros je saute au prochain billet