jeudi 10 décembre 2009

La guerre des "buttons"


Mais laissez-le tranquille, aurait-on envie de crier.

Voici quelques jours que les avocats de la ville de Washington DC ont envoyé
du papier bleu à Frank Enten. Le crime de ce vendeur âgé de 78 ans ? Il vend ses "buttons" -comment dire, ses boutons, ses badges ? pas ses pin's quand même- un peu partout dans la capitale.

Tous les jours depuis une dizaine d'années, les autochtones le voient trimbaler dans sa voiture de grands panneaux recouverts d'une partie de ses 20 000 buttons, qui ne traitent que de sujets politiques. Les élections, bien sûr et aussi les traités, des buttons pacifiques.

Le problème, ce n'est pas l'argent. Frank gagne 20 dollars quotidiennement, jusqu'à 80 dollars les grands jours. Il n'a pas besoin de cela pour vivre. Non, c'est juste que la loi assimile son commerce à celui des hot-dogs. Il doit donc rester au même endroit.

Alors Frank a engagé un avocat et ils contre-attaquent, estimant que ce travail constitue une forme de "liberté d'expression" au même titre que la vente de journaux et de livres qui se fait où désire le vendeur.

Tout ça pour continuer son petit commerce qui lui rapporte bien moins d'argent que des rencontres. "Mieux vaut faire ça que de rester planté toute la journée devant la télévision", dit-il au reporter du Washington Post.


Tiens, un chanteur à la stature et la démarche totalement classes.


Et la liste des " ventes dans la rue inexistantes à Washington"
- Du muguet (je ne sais même pas si le PC américain existe encore).
- Les sacs contrefaits (ils pullulent à New York)

(Maintenant, à vous de jouer)

8 commentaires:

Montana a dit…

Prolifique disais-je, CQFD ;)

Le PC américain semble toujours exister selon Wiki, son PDG actuel étant un certain Sam Webb depuis 1998. J'ignore en revanche, s'il commecialise les Lilly of the Valley au Labor Day ;))

Sympa ce clip de Chamfort volontairement pompé sur Dylan. Il termine en disant qu'il a écrit Manureva mais, à vrai dire, il y a toujours débat sur qui a écrit quoi dans cette chanson. Certains disent que Gainsbourg a écrit les paroles et Chamfort qui l'a composée, et vice versa. Pour ma part, ma Gainsbourérudition en prend un coup car je n'en sais rien. Je vais peut-être finir par demander directement à la Sacem si jamais mon existence était en jeu de ce fait. Autrement, le point de vue de Chamfort sur Hadopi est intéressant même s'il ne parle que des droits dits de reproduction (sur les ventes donc) en sabrant les FAI plutôt que les majors qui ne veulent pas s'adapter, et non des droits d'édition où là, je ne m'en fais pas pour lui. Voir ici :

http://www.lemondedublog.com/2009/03/alain-chamfort-et-la-loi-hadopi.php

Pour le jeu du jour, trouve-t-on du saucisson d'âne corse sur le marché de Noel à DC ? Je sens que je vais m'en payer ce WE sur celui de ma ville ;))

Homéo a dit…

tu fais une fixette sur l'adultère toi en ce moment !!
ah ouais Chamfort il a peut être écrit Manuréva et c'est sûr il l'a chanté , ben je ne le remercie pas, tout comme François Valéry !!!

On trouve du lapin (je veux dire à manger !) à DC ?

Montana a dit…

@Homéo : Qui parle d'adultère ? Tu évoques les lapins parce que j'ai parlé des droits de reproduction revendiqués par Chant fort ? :)))

ariana lamento a dit…

des marrons chauds, peut-être?

plumevive a dit…

euh... le sexe ?

ok, je sors.

Yibus a dit…

@ Montana : absolument pas de saucisson de ton genre d'animal à Washington. Dans des boutiques spécialisées, peut-être.

@ homéo : pas de lapin, (peut-être dans des fermes Amish)... Mais je ne parle absolument pas d'adultère dans ce billet, franchement (à fixette, fixette et demie chère amie).

@ Ariana : oh oui, on n'en trouve pas (ni de vin chaud ou alors avec des kilotonnes de cannelle).

@ Plume vive : ah ça, madame, je ne sais pas, je ne suis pas au courant, je n'y suis jamais allé, dans ces allées-là.

Homéo a dit…

"Laure a les yeux rouges parce qu'ailleurs j'explore " !!!!

Montana a dit…

Boutiques spécialisées ? Penserais-tu à la Maison Blanche qui, à une époque, en proposait selon une certaine Monica ? Bon, tu me diras, celui-ci n'était pas corse. Quant au saucisson d'éléphant, je n'ose même pas imaginer s'il est comestible, voire digeste. Et pourtant, selon les Filles de Camaret, l'âne est républicain en Bretagne, c'est le monde à l'envers :)))))