lundi 3 août 2009

Deux chansons


S'il fallait
trouver un seul - même infime- avantage au fait d'atteindre la barre -déjà- fatidique des 40 ans - hormis le fait, selon Vialatte, de pouvoir se retourner du haut de ce sommet, de ce milieu d'existence, sur sa vie d'avant avant de débouler, corps en avant, jambes à son cou, sur sa vie d'après-, ce serait assez simple.

Je commence à avoir la mémoire sélective.
Je retiens les paroles des chansons.

Avant, durant les -disons- 35 ans d'une vie enchantée et en chantant (merci Michel), je partais dans un gloubiboulga parolier sitôt la deuxième phrase de la chanson. Impossible d'en retenir davantage, c'était parole ou musique. En l'espèce, tout dénotait hormis "la notte".

(Peut-être cela a-t-il un frêle lien avec le fait de ne connaître aucune poésie, aucun vers d'aucune sorte, drame personnel très dense à l'aube de mes 18 ans, lorsque vint l'heure de courtiser les demoiselles fondues de littérature et de romantisme qui glissaient sur le parquet des couloirs lycéens).

Bref, plutôt que de fredonner un vague "badabda rhhhhhhaaaa" qui réduirait à une simple silhouette famélique certains monuments littéraires de l'époque ("les divas du dancing" par exemple), j'ai rapidement choisi de créer une nouvelle chair. D'inventer ma propore chanson. L'exercice de rime, vivifiant s'il en est, commença un matin de pluie (et de brouillard...) en passant par le chemin des poules pour rejoindre le CE1 et dut atteindre son paroxysme (son acmée, devrais-je dire à cette époque où j'en étais, fort heureusement, dépourvu) à 35 à l'heure (sur une 103 SP) en allant au lycée réviser le bac de français. La victime de l'époque devait être "Dans ma rue" de Philippe Swan.


Quant aux chansons étrangères (hormis la répétition syncopée de l'unique "life is life" du délicieux Opus face à une allemande venue jouer au basket lors d'un échange de villes jumelées), ça donnait à peu près ça...

(Nonobstant mon total respect pour cet hymne que nous entendîmes résonner dans les salles de gymnastique du monde entier lorsque la fée Boginskaïa en avait terminé de son envol, cette vidéo me plaît).


(Russie, notre puissance sacrée,
Russie, notre pays bien-aimé.
Forte volonté, grande gloire
Sont ton héritage à jamais !

Refrain
Sois glorieuse, notre libre Patrie,
Alliance éternelle de peuples frères !
Sagesse de nos ancêtres !
Sois glorieux, notre pays ! Nous sommes fiers de toi !

Des mers du sud au cercle polaire
S'épanouissent nos forêts et nos champs.
Tu es seule sur la terre! Tu es unique!
Terre natale gardée par Dieu.

Espaces étendus pour les rêves et la vie
Nous ouvrent l'avenir.
Notre fidélité à la Patrie nous rend forts.
Ce fut ainsi, c'est ainsi, et ce sera toujours ainsi!)


Or donc, aujourd'hui, j'arrive donc, à quasi quatre décennies (et à mon grand soulagement) à retenir quelques paroles... Oh je ne dis pas que la mémorisation d'un couplet complet est pour demain, mais je compte bien en avoir fini avec une bonne partie de "Supplique pour être enterré à la plage de Sète" (7' toute mouillée)... Disons pour 2011.


La chanson du jour est donc, et définitivement, "Une chanson" de Charles Dumont (avec un clip spécialement créé à mon intention, merci bien).



Et la liste des "chansons aux paroles impossibles à retenir"
- Le rap
- La Marseillaise (au-delà du "sang impur", je cale).

(Maintenant, à vous de jouer)

4 commentaires:

nathinphoenix a dit…

Comme un ouragan qui passait sur moi l'amour a touuuuuuuuuuuuuut empooooooooooooorter...

Essaye celle la elle marche fort en Karaoke.

Mais diable pourquoi veux tu que 40 ans soit le milieu de ta vie ? Les memes et pepe americains de 80 ans sont dans une forme olympiques et pares de couleurs chatoyantes...
Bye ! Nath

Homéo a dit…

l'hymne russe ...EXTRA!
Sinon tu vas bien ?

La reine du chateau: a dit…

moi je les entends chanter tous les jours en direct les russes! ;-)
un bisou en passant

Yibus a dit…

@ Nath : sais pas, une sorte de vague intuition (même si un voyant, nonagénaire, m'avait prédit, quand j'avais dix ans, que je vivrais très très vieux)... Et puis c'est un compte rond...

@ homéo : et en plus, il est beau, cet hymne (je l'ai en tête depuis trois jours). Ouais, ça va plutôt bien, à part que je dois faire le GO pour les enfants pendant encore trois semaines. Pendant ce temps, je me fais une orgie de lecture de bons bouquins policiers.

@ La Reine du château : hello Russia. Merci d'être passée (j'imagine que tu décodes facilement le cyrillique maintenant).